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Que manger au Golf ?

Un peu de physiologie ...

Une bonne compréhension des contraintes physiologiques liées à la pratique sportive permet de définir au mieux les besoins énergétiques liés à la pratique du golf. Et non, un parcours de golf n'est pas une promenade de santé... Il s'agit plutôt d'une marche d'environ 6 kms ponctués d'instants qui nécessitent une grande puissance musculaire. Par ailleurs, une très bonne vigilance est indispensable pour qui veut terminer dans de bonnes conditions. Et ce, sans compter le stress, surtout en fin de parcours.

Le golfeur doit pouvoir gérer au mieux tous ces aspects: endurance, puissance et vigilance!

Pour rappel, les muscles et le cerveau ont besoin d'énergie et plus spécifiquement d'adénosine tri-phosphate ou ATP. La scission de l'ATP fournit une quantité importante d'énergie. Cependant, les réserves d'ATP dans notre organisme sont minimes et ne permettent une mobilisation des muscles que de quelques petites secondes...Il est donc nécessaire de resynthétiser l'ATP au fur et à mesure des besoins. Trois grandes voies sont possibles pour cela: la créatine phosphate (CP), la filière glycolytique anaérobie et la filière glycolytique aérobie.

Cette dernière filière est la principale source de fourniture d'énergie chez le golfeur puisqu'il s'agit, en grande partie, d'un exercice modéré (40 % VO2 max). Il est donc important de veiller à bien la développer par un entraînement adapté et lui permettre de fonctionner au mieux, par une alimentation adéquate.

Comment optimiser le fonctionnement de la filière aérobie?

Chez le golfeur, la fabrication de l'ATP va avoir lieu essentiellement en présence d'oxygène: l'oxydation des glucides et, dans une moindre mesure des lipides et protéines (bien moins efficace), va donner de l'ATP et du gaz carbonique (CO2) qui sera éliminé par les poumons.

Pour que la fabrication d'énergie soit efficace, l'organisme (muscles et cerveau) doit disposer de glucides rapidement oxydables sous forme de glucose sanguin. Celui-ci proviendra de l'alimentation pendant l'activité physique mais aussi des réserves hépatiques et musculaires de glycogène. Les réserves de glycogène musculaire sont la principale source énergétique au début d'un effort d'intensité modérée. Au fur et à mesure que les réserves diminuent, le glycogène hépatique mais aussi les lipides participent de façon croissante à la fourniture d'énergie.

Ces réserves sont fonction de l'entraînement mais aussi de l'alimentation des derniers jours précédant l'activité. Elles sont de toute façon faibles car représentent environ 500g au total, en moyenne.

Quand les réserves s'épuisent au cours de l'effort, une sensation de fatigue apparait.

La vigilance diminue.

Pour résumer, l'apport en glucides doit être un élément clé dans l'alimentation du golfeur.

En pratique Les 3 jours précédant

  • Augmenter le stock de glycogène: consommer environ 10g/kg/j de glucides soit 700g pour un homme de 70 kg. Consommer pâtes, riz, légumes secs etc en quantité adéquate ou alors utiliser des polymères de glucose de type maltodextrines de faible DE. La veille, ne pas trop abuser des pâtes pour éviter une digestion difficile la nuit! Des pâtes oui, mais sans en faire une orgie!
  • Limiter les fibres: attention à limiter les fibres pour éviter les flatulences le jour J.
  • Bien s'hydrater: l'eau est indispensable pour le stockage du glycogène. 1g de glycogène nécessite 3 g d'eau. Une légère augmentation de votre poids est donc normale.
  • Consommer suffisamment de protéines mais limiter les lipides

La collation pré-compétition

  • Privilégier les sucres lents: un gâteau de l'effort ou encore mieux, une crème dessert spécifique accompagnés d'une boisson (éviter thé et café, excitants sauf si vous avez l'habitude). Il faut privilégier des aliments semi-liquides ou liquides qui se digèrent mieux. Des aliments plus classiques tels des biscuits ou du pain accompagnés d'un yaourt peuvent convenir.
  • Bien s'hydrater
  • Eviter les sucres rapides

La ration d'attente

  • Eviter les sucres rapides avant l'échauffement: la consommation de sucres rapides tel le glucose entre la collation et le début de l'effort risque d'induire une hypoglycémie réactionnelle
  • Consommer éventuellement une boisson au fructose: le cerveau est un gros consommateur de glucides et en période de stress, avant un départ, les réserves de glucose peuvent diminuer. Pour éviter d'épuiser le stock de glycogène avant le départ, vous pouvez boire une boisson d'attente (ou eau légèrement sucrée avec du fructose).
  • Continuer à bien s'hydrater: régulièrement, par petites quantités mais pas trop non plus. S'il fait trop chaud, se mettre à l'ombre permet de démarrer dans de meilleures conditions.

Pendant l'épreuve

  • S'hydrater: indispensable surtout en été. Boire régulièrement tous les ¼ d'heure 10 à 15 cl d'eau. L'eau devra être à température ambiante. Pour être vigilant, il faut être correctement hydraté!
  • Consommer des glucides rapides pour maintenir la glycémie: un mélange glucose-fructose est idéal à raison de 60g/heure en moyenne (soit 60 à 80 g/l environ). Ces glucides sont consommés soit sous forme de boisson soit sous forme de gels glucidiques. Pour être performant, il faut lutter contre les risques d'hypoglycémie!

Bien penser à boire et s'alimenter dès le début de l'épreuve. Etant donné l'intensité de l'épreuve, vous pouvez aussi vous permettre de consommer quelques aliments solides (ex barres énergétiques) si vous ressentez le besoin de mâcher.

Commentaires

30/09/2013 - andré FORTIS - Note : 10 / 10


très bien, souvent oublié par certains



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